16/11/09

tin tin TIN !!!!

(titre entièrement bruité à la touche)

Dans la série "Vis ma vie", aujourd'hui, les phénomènes surnaturels.

Dans la nuit de samedi à dimanche, j'ai vécu un vrai moment d'angoisse et telle que vous me lisez, je suis encore dans ma phase de stress post-traumatique. Mais que s'est-il passé donc s'est-il (écriture post-traumatique) ?!

Alors que je sortais nonchalamment des toilettes vers 6h du matin (j'y étais uniquement pour vérifier la tuyauterie, je ne fais pas pipi, je suis une fée), je me suis retrouvée face à la porte de la cuisine, laquelle était en train de se refermer tout doucement (c'est important). Elle n'a pas claqué, elle n'a pas grincé, non non, elle s'est refermée dou-ce-ment.

Une énorme bouffée de chaleur m'a alors envahie et j'ai presque arrêté de respirer (presque hein, parce que sinon on meurt il paraît)(j'ai jamais essayé)(d'arrêter de respirer)(de mourir non plus notez). Et là, j'ai réfléchi très vite. Enfin aussi rapidement que mes synapses me le permettaient. Que faire ?! J'ai pensé un moment rejoindre la chambre de mes parents en pas chassés pour alerter mon paternel (aka l'Homme). Mais je me suis dit que quitte à ce que quelqu'un morfle, que ça soit moi ou mon père, c'était pareil, et je préférais à la limite que ça soit moi (je suis un gens bien au fond)(ou juste complètement inconsciente)(ET déconnectée de la réalité). Et puis, avouez que ce fut quand même un peu lâche d'envoyer quelqu'un d'autre au feu... j'ai mon image et tout...

J'ai alors avisé mon environnement immédiat et me suis emparée du méga parapluie situé dans l'entrée tout en gardant un oeil plissé sur la porte de la cuisine. Postée en embuscade, j'ai respiré à fond, pensé à ma petite vie, à feu mon lapin nain et invoqué très fort d'obscures puissances supérieures (Ra, Super Mario, le Cap'tain Igloo). Oui, mon petit mètre soixante-six et demi et moi-même étions prêts à battre le fer. Avec un parapluie cassé. En sous-vêtements. Carrément.

Puis, dans un élan de courage qui me surprendra toujours, j'ai ouvert la porte d'un coup sec. Deux raisons à cela : 1. l'effet de surprise (aparte : TF1 nous apprendra toujours des trucs essentiels... grâce aux émissions sur le RAID et le GIPN, je sais désormais que l'effet de surprise PARALYSE ton adversaire et te donne quelques secondes d'avantage sur lui pour, au choix, lui balancer ta bombe au poivre, un gros coup de pied dans sa sensibilité, lui asséner un mawashi geri, lui casser les jambes, les quatre à la fois, tout ça... sauf qu'au RAID ils sont quinze à enquiller derrière alors que moi j'étais SEULE, mais c'est un détail), 2. avec un peu de bol, le mec était derrière la porte et je l'ai assommé.

Et là, grand moment de solitude. Personne. J'ai regardé devant, j'ai regardé à gauche, j'ai regardé à droite, j'ai regardé au plafond. Rien, pas âme qui vive, même pas une mouche pour sauver l'honneur. Pour tout dire, j'ai même regardé derrière la porte au cas où j'aie un peu sous-estimé mes forces et l'aie incrusté dans le mur mais même pas. Le grand absent.

Dès lors, plusieurs solutions s'offrent à nous :

1. je prends de la drogue sans le savoir, cette omelette aux champignons avait finalement un drôle de goût et j'ai halluciné toute cette scène,

2. l'assaillant ayant compris que je m'apprêtais à lui marave sa petite tronche a préféré sauter du deuxième étage et se briser les os plutôt que de m'affronter moi et ma puissance destructrice,

3. il y a eu un léger courant d'air qui a fait se fermer la porte (de minuscules aérations sous la fenêtre de la cuisine provoquent un mini flux d'air permanent à l'intérieur),

4. nous avons la joie d'être hantés et avec le bol qu'on se traîne, ça ne va pas être Casper le gentil petit fantôme vous pouvez me croire... (et dans ce cas, où il est son loyer du mois de novembre à ce petit enfoiré ? il croit quand même pas qu'il va squatter sans raquer ?!).

Voilà, c'était "Vis ma vie" de grande paranoïaque.


La prochaine fois je vous raconterai dans quel contexte et pourquoi, un soir de nouvel an maléfique, tout en pénétrant dans l'appartement d'une amie dont la porte d'entrée était magiquement ouverte sans qu'elle ait eu besoin de sortir ses clés, j'ai prononcé cette phrase à laquelle aucun cambrioleur n'a jamais répondu, "y'a quelqu'un ?!"...